Présentation économique

 

La population du Territoire est de 13 445 habitants ( recensement de 2008 ), dont près de 60% n’a pas 20 ans. La faiblesse de l’économie a pour conséquence une émigration importante. En 1996, on dénombrait en Nouvelle-Calédonie environ 18 000 habitants originaires de Wallis et Futuna. Leur nombre est aujourd'hui estimée à 25 000.

Sur le marché du travail, 30% de la population en âge de travailler occupe un emploi salarié. Le marché de l’emploi est caractérisé par la faible part du secteur privé, qui représente 31% des emplois. Le secteur public, essentiellement financé par l'État, concentre à lui seul, près de 70% de l’emploi salarié total (public et privé).

Les transferts publics de métropole restent déterminants pour le Territoire. Le contrat de développement 2012-2016 signé le 9 mars 2012 entre l'État et le Territoire des îles Wallis et Futuna  prévoit une aide financière de l'État de 41,8 millions d’euros autour de deux axes : axe A – Santé, Éducation, Emploi, Sport et Culture – axe B – Aménagement durable de l'espace et de l'Environnement.

En 2010, les interventions totales de l'État se sont élevées à 104 millions €. Les ressources fiscales du Territoire sont constituées des droits de douane et taxes d'entrée perçus sur les marchandises importées.

Le commerce extérieur du Territoire est marqué par le déséquilibre très prononcé entre des importations croissantes et la quasi inexistence d’exportations. Dans ce contexte, le taux de couverture des importations par les exportations est quasi nul.

L’économie productive locale est axée sur une économie vivrière et domestique traditionnelle où les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche artisanale assurent une part importante d'autosuffisance alimentaire des ménages et pourvoient aux besoins de la coutume. Les entreprises exercent leur activité dans le secteur primaire et secondaire : élevage de poulets et de production d’œufs pour la consommation intérieure, scierie, menuiserie aluminium, bâtiments et travaux publics.

En raison de l’isolement du territoire, le secteur touristique présente une activité  limitée.

A noter que le Territoire ne bénéficie pas du système métropolitain de lutte contre la pauvreté et la précarité, à l’instar des départements d’outre-mer. Il existe en revanche un dispositif  dit de chantiers de développement jeunes et adultes, équivalent aux contrats emploi solidarité en métropole.

Depuis le 1er janvier 2013, le SMIG mensuel calculé sur la base horaire légale locale de 169 h (39h/semaine) est de 87 401,09 F Cfp (732,42 €)