Environnement, risques naturels et technologiques

 
Environnement, risques naturels et technologiques

  

Relevant de la compétence territoriale en vertu des prérogatives définies par l'article 40 du décret du 22 juillet 1957, le Territoire de Wallis et Futuna depuis la création de son service de l'environnement par la délibération n°13/AT/1997 du 23 janvier 1997, rendue exécutoire par l'arrêté préfectoral n°97-060 du 12 février 1997, conduit des politiques publiques en matière environnementale dans les domaines suivants :

    

  •  des écosystèmes et de la biodiversité pour la préservation des espèces et espaces

  

  •  de la pollution et des déchets

   

  •  du développement durable pour la maîtrise de la consommation de l'énergie en vue du développement des énergies renouvelables

   

  •  de la coopération, recherche et études pour la protection de l'environnement

    

  •  de l'éducation à l'environnement pour l'implication de la population

   

Les politiques publiques des écosystèmes et de la biodiversité se déclinent en trois axes :

  

 √ une politique sur la biodiversité comprenant la stratégie de biodiversité du Territoire fondée sur la convention de la diversité biologique (CDB) et des plans nationaux, régionaux et locaux, et de plans d'actions de contrôle et de lutte contre les espèces exotiques envahissantes et anti-vectorielle (moustiques et rongeurs)

  

 √ une politique de l'eau afin de préserver l'unique ressource en eau de Wallis, la nappe phréatique, de sécurité alimentaire et de schéma d'aménagement et gestion de l'eau pour Wallis et Futuna (SAGE Wallis, SAGE Futuna)

  

 √ une politique sur les écosystèmes pour la gestion des espèces et espaces terrestres et marins avec l'intégration du changement climatique

    

  

Les politiques publiques sur la gestion des pollutions et des déchets s'articulent autour de la gestion des centres d'enfouissement techniques de l'île qui stockent tous les déchets dans l'attente d'un traitement, et des nuisances pour le maintien d'un cadre sain d'une part et d'autre part pour la préservation des espaces et écosystèmes associés, ainsi que la nappe phréatique.

S'agissant des politiques publiques pour un développement durable dans le domaine de l'énergie, une stratégie énergétique est mise en œuvre avec la réalisation du projet TEP VERTES d'énergie photovoltaïque financé par les fonds européens de développement.

Les politiques publiques de coopération, recherche et études sont nécessaires pour la définition et la mise en œuvre de la politique globale en matière de protection de l'environnement sur le Territoire en venant en appui ou en travaillant en étroite collaboration avec des organismes de recherche ou des partenaires régionaux.

Les politiques publiques sur l'éducation à la protection de l'environnement sont indispensables pour une gestion et un développement soutenables et durables de la préservation de la nature en y associant les établissements scolaires, associations et la chefferie.

               

Exportation des déchets dangereux


Dans le cadre du programme « INTEGRE » (Initiative des territoires pour la Gestion Régionale de l’Environnement), le Territoire des îles Wallis et Futuna s’est engagé à exporter ses stocks historiques d’huiles usagées (100 000 litres) et de batteries (150 tonnes) et à mettre en place une filière durable de collecte et d’évacuation afin de limiter dans le temps les risques de pollution.

                                                

Dans ce contexte, un représentant de la société SOCADIS, retenue à l’issue d’un appel d’offre d’international pour réaliser l’exportation et le traitement des déchets dangereux, arrive à Wallis le 21 octobre 2016 pour définir les modalités de ces opérations qui doivent commencer le 24 octobre à Wallis et se poursuivre en novembre à Futuna, pour le conditionnement des huiles et batteries.

                         

Financé par l’Union européenne sur l’enveloppe du 10ᵉ Fonds européen de développement (FED) pour un montant de 12 millions d’euros pour 4 ans, ce chantier devrait s'achever à la fin de l'année avec l’exportation de tous les stocks historiques, qui seront traités et éliminés en Nouvelle-Zélande.